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Comment le score OSCAR-I se forme : les dimensions notées, la façon dont elles s'agrègent, et pourquoi la pondération change selon le profil de la cible.
Chaque évaluation note la cible sur cinq dimensions de risque réglementaire :
Chaque dimension est évaluée à partir de deux questions, notées de 1 à 5, dont la moyenne est convertie en un score de 0 à 100. Les cinq scores de dimension sont ensuite combinés selon une pondération pour former le score global, également sur 100.
Le score global se lit selon quatre niveaux de risque :
Le palier affiché n'est pas systématiquement celui du score global : c'est le moins bon des deux, entre le score global et la dimension la plus basse. Si une seule dimension tombe dans une catégorie de risque plus grave que le score global lui-même, c'est cette dimension qui détermine le palier retenu — et elle est alors nommée, pour que la lecture indique toujours la cause du classement.
Les cinq dimensions ne pèsent pas le même poids selon le profil de la cible. Une seule pondération s'applique à la fois : elle se choisit dans une liste fermée, elle ne se cumule jamais avec une autre, et ce n'est jamais un chiffre saisi librement.
Entreprise établie, activité diversifiée, marché aux règles stables. La qualification (O) pèse le plus : elle est la racine dont tout le reste dépend. Maturité (S) et exposition (C) sont à parité, dépendances (A) et trajectoire (R) également.
Jeune pousse innovante sans historique commercial. La qualification de l'innovation (O) et la trajectoire réglementaire (R) concentrent l'essentiel du risque réel : c'est là que se joue l'accès au marché. À l'inverse, l'exposition contentieuse (C) chute à 0,10 — un historique quasi inexistant a peu de valeur informative, et le noter au poids standard reviendrait à récompenser une absence de passé qui n'a rien d'un mérite. Le système (S) est naissant ; la concentration (A) est fréquente mais attendue à ce stade.
Marché à durcissements réglementaires fréquents. Un seul mouvement, en sens croisé : l'exposition passée (C) descend, la trajectoire (R) monte. Un historique propre a été gagné sous des règles en cours de remplacement — il reste vrai, mais il devient moins prédictif. Le durcissement à venir est le risque dominant. La qualification (O), la maturité (S) et les dépendances (A) sont inchangées : l'instabilité de la norme fragilise la qualification plutôt qu'elle ne la relativise, et une autorisation unique est plus menacée, non moins, par un durcissement.
Norme stable, contrôle intense, ou cible à historique d'incidents. Miroir exact de la pondération précédente : l'exposition (C) monte, la trajectoire (R) descend. Sous une norme stable et un contrôle intense, un incident passé a été commis sous les règles qui s'appliquent encore : il prédit le suivant. Une norme stable rend l'avenir plus lisible — le risque se lit d'abord dans le présent constaté.
Chiffre d'affaires reposant sur une référence unique, ou approvisionnement concentré sur une source unique. Un seul mouvement motivé : les dépendances (A) passent devant la qualification (O). La dépendance n'aggrave pas un risque, elle multiplie l'impact de tous les autres — un même signal scientifique est anecdotique pour une gamme diversifiée et mortel pour un mono-produit. Les autres dimensions cèdent au prorata de leur poids, par dilution et non par jugement : aucune ne perd de pertinence. La trajectoire (R) est volontairement gelée plutôt que diluée.
Marché instable et secteur très contrôlé tirent l'exposition contentieuse (C) en sens inverse, et les deux contextes peuvent coexister — un marché à durcissements fréquents est souvent aussi un secteur très contrôlé. Dans ce cas, on retient la pondération de référence : deux effets opposés sur une même dimension se neutralisent, et forcer l'un des deux fausserait la note.
Modèle OSCAR-I — méthode propriétaire FOSACOR.